Le gibier à plume

La sauvagine! Quel joli mot pour les désigner tous.

De la folle et audacieuse bernache qui se profile à des dizaines d’exemplaires à l’automne...

De l’énervante et saoulonne perdrix qui vous bombarde au coeur et se fait glacer de surprise et d’effroi le sang des nemrods...

Du subtil, rusé et merveilleux canard qui connaît tous les règlements de la chasse avant même leurs publication et qui sait mieux que n’importe quel tireur averti la portée d’une cartouche numéro six, quatre ou deux...

Malheureusement, si le mot sauvagine est évocateur, pour tous les chasseurs, de levers de soleil inoubliables, de longues heures d’immobilité dans une cache humide, il est pour la majorité des non-initiés, une source d’embarras à table voir même de dégoût.

Les principes de base sont d’une simplicité enfantine:

  • Tous les gibiers à plumes sont délicieux lorsqu’ils sont cuits avec des fruits.
  • Plus longue est la cuisson, meilleur sera le plat.
  • Tous les gibiers à plumes gagnent en saveur, en parfum, lorsqu’ils sont cuits en deux temps.
  • Un oiseau cuit à point est celui dont la chair se détache aisément.
  • Avant de faire cuire un oiseau aquatique, il faut prendre bien soin d’enlever les deux petites glandes situées sur le dessus du croupion, qui sont de la grosseur d’une fève et qui lubrifient les plumes de l’oiseau et lui permettent de flotter.
La sauvagine... L’essayer c’est l’adopter.

Une collaboration du Club chasse et pêche de Fermont