(Hemerocallis flava; Angl: dried lily flowers ou goldens needles; Chinois: kum chun ; Cantonnais: kim cham)

Les lis sont cultivés chez nous pour leur aspect ornemental et les fleuristes en proposent des centaines de variétés de toute les couleurs possibles. Les fleurs et les bulbes de la plupart sont comestibles, et très appréciés en cuisine chinoise ou japonaise. Il s'agit surtout du Lilium aurantum à la tige arrondie aux feuilles couvertes de poils cotonneux et aux grandes fleurs blanches rayées de jaune sur la face interne, que l'on trouve à l'état sauvage dans les buissons et les fentes de rocher. On cultive également le lis jaune, Lilium flavum, et le Lilium tigrinium aux fleurs orange tigrées de brun et de noir, de goût un plus amer, le Lilium spectabile, le Lilium auratum, le Lilium speciosum et callosum..

Les Japonais cultivent le Lilium longitudinum tout spécialement pour ses bulbes. Les hybrides sont également comestibles, mais il est préférable de tester leur degré d'amertume.


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Le lis n'est pas seulement une plante ornementale, et différentes variétés de lis jouent un rôle d'épice dans la cuisine extrême-orientale depuis un temps immémorial. Connues sous le nom poétique " d'aiguilles d'or " ou de " boutons de lotus ", les pétales séchés du lis servent d'aromates. Quant aux bulbes, on les prépare et les cuisine comme des légumes.

Dans nos civilisations méditerranéennes, c'est le lis blanc, Lilium candidum, déjà planté dans les jardins royaux de la civilisation minoenne comme l'atteste un vase trouvé à Cnossos, qui est un symbole de pureté et un emblème de la création de l'univers, alors qu'en Asie c'est le lotus qui joue ce rôle.

Albert le Grand nous livre un de ses "secrets" pour s'assurer de la virginité d'une fille: " Prenez de la poudre bien menue qui se trouve entre les fleurs de lys jaune et faites-en manger à celle que vous soupçonnez; soyez assuré que si elle n'est pas pucelle, elle ira pisser peu de temps après. Ce secret semble être peu de chose en apparence, mais il é été expérimenté souvent avec succès." Ce n'est qu'un parmi les "secrets qui ont été expérimentés. On recommande d'en faire usage à ceux qui appréhendent de se marier à quelque bête épaulée, ou de prendre pour épouse une femme de louage." L'intention peut être légitime, par contre, on comprend moins celles qui soutendent ces autres utilisations du lis qui fleurent la malveillance et la magie noire: " Si vous amassez cette herbe pendant la Saint-Jean pendant que le Soleil est dans le signe du Lion et si vous la mêlez avec du suc de laurier et qu'ensuite vous la mettiez quelque temps sous du fumier, il s'y engendra des vers, lesquels étant réduits en poudre et mis autour du cou, ou dans les habits de quelques'uns, les empêcheront de dormir, tant qu'ils y demeureront. Ou bien, si on frotte quelqu'un de ces vers qui naîtront dans le fumier, de cette composition, il prendra aussitôt la fièvre. Si l'on met du lys, comme dessus, dans quelque vase où il y aurait du lait de vache, et qu'ensuite on couvre ce vase d'une peau de vache de la même couleur, toutes celles des environs perdront leur lait."


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(Hemerocallis flava; Angl: dried lily flowers ou goldens needles; Chinois: kum chun ; Cantonnais: kim cham)

Les lis sont cultivés chez nous pour leur aspect ornemental et les fleuristes en proposent des centaines de variétés de toute les couleurs possibles. Les fleurs et les bulbes de la plupart sont comestibles, et très appréciés en cuisine chinoise ou japonaise. Il s'agit surtout du Lilium aurantum à la tige arrondie aux feuilles couvertes de poils cotonneux et aux grandes fleurs blanches rayées de jaune sur la face interne, que l'on trouve à l'état sauvage dans les buissons et les fentes de rocher. On cultive également le lis jaune, Lilium flavum, et le Lilium tigrinium aux fleurs orange tigrées de brun et de noir, de goût un plus amer, le Lilium spectabile, le Lilium auratum, le Lilium speciosum et callosum..

Les Japonais cultivent le Lilium longitudinum tout spécialement pour ses bulbes. Les hybrides sont également comestibles, mais il est préférable de tester leur degré d'amertume.


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Fleurs séchées:
Les périanthes formés du calice et de la corolle séchés du lis jaune sont une épice, qui a une couleur safranée, et un goût très délicat, qui rappelle celui de champignons très parfumés. Leur arôme résiste très bien à la cuisson. Vous les trouverez en sachets dans les épiceries asiatiques, séchés et compressés, en provenance de Hong Kong ou de Taiwan. Ils se conservent très bien.

Astuces:
  • Avant de les faire cuire, il faut les faire tremper 30 minutes dans de l'eau chaude puis les étuver très soigneusement, 15 minutes environ. Rien ne vous empêche d'utiliser l'eau de trempage pour un bouillon. 
  • Il faut compter environ 6 fleurs par convive. Vous pouvez les couper en deux pour les manger plus facilement.

Bulbes:
Ils sont appelés yurine par les Japonais et ressemblent à de grosses têtes d'ail toutes écaillées. Les plus gros sont les plus appréciés. Ils font environ 6 cm de long avec un diamètre de 6 à 8 cm.
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Les " aiguilles d'or " sont en grande faveur dans la cuisine chinoise et japonaise, ainsi que dans la cuisine vietnamienne ou philippine. On les ajoute étuvées à des salades à l'huile de sésame, à des soupes comme la soupe au céleri et au poulet, la soupe de crevettes aux fleurs de lis, à des omelettes, à des sauces, des ragoûts. Les lis jaunes se combinent bien avec la pintade, le caneton, le pigeon, des filets de poisson blanc.

Pour mémoire car ce sont les " aiguilles d'or " qui intéressent les gastronomes plus que les bulbes, les Indonésiens mettent les bulbes dans des bouillons de poulet avec des pousses de soja et des épices. Les Japonais les consomment bouillis ou cuits dans un mélange de sauce de soja et de sucre. Ils entrent dans certains nimono.


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Le bulbe et les fleurs de lis ont la réputation d'être très nutritifs et contiennent plus de matière azotée que la pomme de terre et contiennent un taux inhabituel de bore.

En usage externe, le lis est cicatrisant, antiseptique, résolutif, vulnéraire et émollient et peut être utilisé en phytothérapie contre les engelures, les verrues, les furoncles, les panaris, les crevasses, les plaies, les abcès, les contusions.


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